10 Mars 2010

Permalink 13:07 pm, Éric Grenier / Général, 503 mots  

Construction: rien à comprendre (MAJ)

Dans l'ombre des nouvelles révélations de l'émission d'affaires publiques Enquête publique sur la construction (ou juste Enquête...) de Radio-Canada qui seront diffusées intégralement ce soir, le reportage de Paul Larocque de TVA sur le numéro 2 de la FTQ-Construction dont l'entreprise a maille à partir avec la Régie du bâtiment soulève des questions.

Ce qui me met plein de points d'interrogation dans les yeux ce matin, ce n'est pas que l'entreprise appartenant à Alain Pigeon soit soumise à une enquête de la Régie du bâtiment. Mais plutôt que le numéro 2 du plus gros syndicat de la construction au Québec soit un entrepreneur dans le monde de l'immobilier. Un businessman. Un businessman syndicaliste. Selon les Registraire des entreprises du Québec, Gestion immobilièere P.O.P se spécialise dans le développement immobilier. Et il y a une demande de dissolution de la compagnie présentement en cours.

Faudrait qu'on m'explique. J'ai comme manqué un épisode, je crois. L'autre truc que je ne comprends toujours pas, et ce que révèle à nouveau l'enquête radio-canadienne, et également les reportages de TVA Sept-Iles, c'est que ce sont les syndicats qui décident qui travaillent pour qui et où. Un phénomène connu depuis longtemps, bien documenté notamment par l'enquête publique sur la Gaspesia, mais qui semble persister comme une vieille tache.

Alors, je demande aux gens impliqués dans les syndicats de la construction, de m'expliquer: des syndicats qui embauchent et débauchent sur les chantiers, des entrepreneurs en construction qui dirigent des syndicats, et des présidents de centrales syndicales qui fraient dans leur temps de loisirs avec les plus gros employeurs en construction, qu'il s'agisse de voyages de pêche ou dans les îles tropicales.

Pourquoi je ne comprends rien?

En annexe: les premiers mots d'Alain Pigeon à la FTQ-Construction. J'en cite un extrait: «Pour les prochains mois, il faudra tout mettre en œuvre pour permettre à nos travailleurs et à nos travailleuses de gagner leur vie décemment afin qu’ils puissent traverser cette crise dans les meilleures conditions possibles. Protéger leurs emplois et leurs conditions de travail, c’est ça notre priorité!»

Dans le contexte, ça prend une drôle de saveur... Ah! Oui! aussi, notre homme s'oppose à l'entrée des jeunes recrues dans la construction: «Pas question d’ouvrir les bassins de main-d’œuvre alors que plusieurs travailleurs n’ont même plus d’heures accumulées pour avoir droit au chômage!»

Aussi, la FTQ dément les informations de Paul Larocque. À vous d'apprécier la justesse de la défense. La FTQ suggère qu'il s'agit de plaintes frivoles. Pourtant, la Régie du bâtiment les a considérées suffisamment sérieuses pour les judiciariser.

AJOUT: Je ne suis pas le seul à considérer contre nature le placement des travailleurs par les syndicats. Claudette Carbonneau aussi, de même que l'ancien ministre du Travail, Jean Cournoyer.

Allô, M. le ministre?




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09 Mars 2010

Permalink 16:02 pm, Éric Grenier / Général, 243 mots  

Des métiers disparus (snif)

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Des pinboys d'un salon de quille au début du 20ième siècle, un métier disparu parmi tant d'autres(Source: Wikipedia)


Saviez-vous qu'il existait autrefois un métier de liseur de journaux pour «éduquer» les rouleurs de cigares? Les ouvriers mettaient ainsi en commun les ressources nécessaires à l'embauche d'un homme qui leur lisait les journaux et les tracts syndicaux et/ou révolutionnaires. Il s'agirait d'un métier originaire de Cuba, et qui s'est répandu dans d'autres manufactures de barreaux de chaise en Floride, à New York, au Mexique et en République dominicaine pendant les 19ième et le 20ième siècles. Peut-être est-il encore en vigueur aujourd'hui sur l'île d'Hemmingway, où, probablement, lit-on le best of des discours-fleuves de Fidel Castro. (D'ailleurs, même à la retraite, le vieux révolutionnaire se commet toujours de longues tirades sans fin, que vous pouvez lire sur le site de L'Aut'Journal, l'organe officiel du syndicalisme québécois. Fin de l'aparté.)

Le réseau National Public Radio, une entreprise médiatique indépendante d'importance aux États-Unis, illustre sur son site ce métier disparu, et d'une douzaine d'autres, au moyen de photos d'archives et d'interviews en podcast dans ce magnifique diaporama. Les Québécois se souviendront notamment des draveurs (river driver en anglais, d'où s'inspire le nom «draveur») et des ice men. Le plus amusant? Les pingirls ou pinboys, les «replaceurs» de quilles dans les anciens salons. Nostalgique.



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08 Mars 2010

Permalink 09:48 am, Éric Grenier / Général, 262 mots  

À la maison, les mères!

Voilà une manchette de La Presse à la fois consternante et peu surprenante. C'est exactement ce que je dénonçais en chronique dans le Magazine Jobboom en novembre 2008. Télécino, extrait:

Va pour le rhume saisonnier, les vacances annuelles, son épisode de Virginie quotidien, sa semaine de chasse en octobre. Le marché du travail productif se montre très conciliant envers ces caprices de la vie moderne. Mais face à l’essentiel, au mieux tolère-t-il tant bien que mal, au pire, il congédie. Chez les voisins, la famille et les amis, il n’est pas rare en 2008 – pas en 1957 – d’entendre parler d’histoires paléontologiques de nouvelles mamans licenciées sous de fausses représentations.

Malheureusement, pour le commun des commentateurs, les statistiques sur celles qui se taisent sous la «menace» d’une carotte (une indemnité de départ moyennement joufflue) et d’un bâton (l’impossibilité de recevoir des recommandations) n’existent pas. Seules celles des mères courage prêtes à porter plainte au nom de la loi paraissent dans les rapports gouvernementaux.

Et puis combien d’entre elles n’ont même pas le privilège de prendre la porte après l’apparition de fiston? Sinon, à quoi bon ces intrigantes questions des recruteurs à des candidates dans la fin de la vingtaine et de la trentaine : «Avez-vous des enfants? Comptez-vous en avoir bientôt?»


Entre ces relents de cro-magnon, il y a aussi du progrès, comme je le mentionnais la semaine dernière sur ce blogue.

C'est ça qui est ça en cet autre 8 mars.








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05 Mars 2010

Permalink 14:51 pm, Éric Grenier / Général, 201 mots  

Le 5 à 7 du vendredi


Cette semaine pour notre 5 à 7 du vendredi, on sort en région! Plus précisément, on descend dans le Bas-du-Fleuve (ou on monte, s'il on vient de la Gaspésie), on prend la 85 en direction du Nouveau-Brunswick et on arrête à Saint-Louis-du-Ha! Ha!. Pourquoi à Saint-Louis-du-Ha! Ha!? Parce que, comme on le clame là-bas, ça doit bien être le seul patelin au monde avec deux points d'exclamation dans son nom. Ça fait, que ça l'air bien drôle. Ensuite, parce que ça l'air bien joli, surtout le paysage du Témiscouata.

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Pis y'a un bar, le St-Louis. Où on se shootra au Val Ambré, un «acéritif», un shooter de genre Pineau des Charentes à 16,5% d'alcool fait à base de sirop d'érable.
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Ça doit frapper après une journée à titiller le touladi sur la glace du Témiscouata, oui monsieur!

Si vous me croyez pas, dites-vous que ça passé à la télé, ça doit donc être vrai. À plus forte raison sur la chaîne américaine NBC, à l'émission Today Show, le Salut Bonjour des amerloques. Voyez par vous-même. Je ne donne pas de lift, par exemple.


Visit msnbc.com for breaking news, world news, and news about the economy




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05 Mars 2010

Permalink 13:21 pm, Éric Grenier / Général, 155 mots  

Les brutes de la dette québécoise


Il y a eu beaucoup de blabla autour de la question de la dette québécoise, spécialement depuis que le ministère des Finances a publié des données à ce sujet très peu reluisantes. Certains commentateurs, comme ici à La Presse, on repris intégralement ces données, sans les questionner. Du reste, on n'ose pas questionner les motivations du ministère des Finances. C'est crédible, point. Je la cite: «Loin de provenir d'un vilain «think tank» antiquébécois, ces chiffres ont été établis par notre propre ministère de Finances.» Ah bon.

Cependant, l'überblogueur Jean-François Lisée, trouve que le ministère a volontairement et de façon malveillante, noirçi le portrait. Son analyse mérite qu'on s'y arrête 2 secondes. Notamment la chute: «Pourquoi notre propre gouvernement ne peut-il pas nous expliquer ces choses posément, sans insulter notre intelligence et miner sa propre crédibilité ?»

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Éric Grenier est chroniqueur et rédacteur en chef du Magazine Jobboom.

eric.grenier@jobboom.com
514-871-0222, poste 2287.
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