17/05/07

Permalink 11:00 am, Éric Grenier / , 352 mots  

Grève à STM: suite

Hier soir, j'ai posté un billet pour dénoncer la gâchette facile du syndicat des employés d'entretien de la STM, alors qu'il n'y a que 4 mois de négos de passés. Un internaute sagace, Simon, m'a écrit personnellement pour me poser la question suivante:

« Je me demandais si vous aviez aussi ces chiffres concernant les autres sociétés de transport, au Québec et dans le reste du Canada. Je crois qu’il serait pertinent de comparer le salaire moyen d’un employé d’entretien de la STM à celui d’un employé d’entretien de la société de transport de Toronto par exemple. De plus, plusieurs employés d’entretien de la STM sont spécialisés (mécanique lourde, électromécanicien…) Il serait intéressant de comparer leurs salaires à ceux du domaine privé. Je comprends que c’est plate d’avoir un service réduit, mais pour mieux comprendre le conflit, je pense qu’il faut comparer des pommes avec des pommes. Qu’en pensez-vous? »

J'ai une partie de la réponse déjà, et merci à David Gentile, journaliste à Radio-Canada, pour nous l'avoir fournie. À cette adresse, défilez jusqu'au reportage La STM paie-t-elle si mal ses employés d'entretien?, où vous pourrez visionner son reportage.

Voici ce qui en ressort:
Les mécaniciens de société de transport en commun
Laval: 27,46 $ de l'heure
Québec: 26,09 $ de l'heure
Montréal: 25,78 $ de l'heure
Longueuil: 25, 26 $ de l'heure

Les préposés à l'entretien:
Laval: 23,19 $ de l'heure
Québec: 21,56 $ de l'heure
Montréal: 20,99 de l'heure
Longueuil: 20,49$ de l'heure

Cependant, les employés de la STM peuvent prendre leur retraite selon le «Facteur 80», soit le nombre d'années de services plus l'âge. Par exemple, un mécanicien de 55 ans qui est à l'emploi de la STM depuis l'âge de 25 ans peut prendre sa retraite pleine et entière immédiatement. À Laval, il faut attendre au minimum à 63 ans, et à Longueuil, ils sont sous le «Facteur 90», donc, moins avantageux.

Vous pouvez écouter son reportage sur le site du Téléjournal 18h, ainsi que d'autres de ses reportages sur le conflit à la STM.
Permalien 27 commentaires

Commentaires:

Vous désirez réagir à cet article? Connectez-vous au Passeport Canoë pour laisser un commentaire.

Vous désirez joindre le modérateur pour lui signaler des abus sur ce blogue? Cliquez ici.

Commentaire de:  Frederic Filiatrault
Il faut combien d'années d'études universitaires pour être préposé à l'entretien à 20.99$ de l'heure?

Pas croyable...
Permalien 2007-05-17 12:33:31
Commentaire de:  mélanie robinson
Peu importe les raisons, rien ne justifie de prendre la population en otage de cette facon... C'est certain que si cette grève est déclarée, je devrai réduire considérablement mes heures de travail. ca n'est certainement pas ls meilleure facon d'avoir la population de leur coté!
Permalien 2007-05-17 12:40:10
Commentaire de:  Michel Nelson
Bien sur M Grenier, touts travailleurs devraient être au salaire minimum et touts travailleurs devraient crever de faim à sa retraite.

Combien gagne M David Gentile incluant ses avantages sociaux? Sûrement le salaire minimum!

Qui va payer toutes les taxes, les subventions, les programmes sociaux, les garderies a $7, les taxes écolos, les t en c de tous et chacun? Ceux au salaire minimum, sur le chômage, le bs, soient 50% de la population? Ben oui, tous au salaire minimum, yé!
Permalien 2007-05-17 12:46:42
Commentaire de:  Annie Corbeil
Il y a bien des gens qui ont fait des études universitaires et qui ne gagnent même pas la moitié du salaire d'un employé d'entretien de la STM.

À l'heure où l'on parle de la hausse des frais de scolarité, on se prépare à endetter un grand nombre de jeunes qui se retrouveront sur le marché du travail dans la vingtaine avec un salaire de moins de 15$/heure.

Par contre les employés d'entretien qui ne se sont pas endettés pour faire des études et qui ont été sur le marché du travail plus jeunes que ceux qui ont fait de longues études, eux réclament toujours plus d'argent. C'est le monde à l'envers!
Permalien 2007-05-17 13:15:37
Commentaire de:  en toutcas
"C'est le monde à l'envers!"

Non, c'est la gauche... Tu as manqué le principe derrière la lutte du prolétariat, que le prolétaire est plus important que les savants! etc.

C'est ça la gauche, élever les gens sans talents au niveau des autres ( en nivellant vers le bas ). C'est entre autre pourquoi on fait plus couler les élèves.
Permalien 2007-05-17 13:23:02
Commentaire de:  Pas De Bullshit
Au lieu de payer des mécaniciens $ 25.78 de l'heure , payez les $ 20.00 de l'heure et vous pourriez embaucher plus de monde qui parmi eux il y aurait des travailleurs qui seraient heureux de travailler à ce salaire quitte à payer des impots en conséquence.







Permalien 2007-05-17 13:31:59
Commentaire de:  Éric Grenier
Message du Maître du blogue
@Michel Nelson: Je comprends vraiment pas votre réaction à mon égard. Je n'ai jamais dit qu'ils étaient trop payés, ni pas assez, ni juste correctement. Il y a seulement un internaute qui demandait des informations factuelles: combien et combien comparer à d'autres. That's it. Et je vous les ai communiquées. Même chose en ce qui concerne David Gentile. Je n'ai perçu aucun biais dans son reportage, très nuancé d'ailleurs. A vous d'en pensez ce que vous voulez après de ces infos.
Permalien 2007-05-17 14:03:16
Commentaire de:  Éric Grenier
Message du maître du blogue (bis)
@Pas de bullshit: pour ajouter à votre commentaire, David Gentile à la fin de son reportage, cite la STM qui dit éprouver de la difficulté à recruter de nos nouveaux mécaniciens. Surtout que se sont des mécaniciens spécialisés (pas le gars qui attache nos mufflers avec de la broche au garage du coin) peut-être trouvent-ils des jobs plus payantes dans le secteur privé. Une hypothèse...
Éric Grenier
Permalien 2007-05-17 14:09:12
Commentaire de:  en toutcas
la raison pour laquelle ils ont de la misère a recruter est toujours la même : ancienneté.

Premièrement, les syndicats forcent l'utilisation d'autobus d'un certain type. Pas question de prendre de petite navette pour des trajets moins occupé. Donc la STM n'a pas de petit autobus plus standard. A toute fin pratique, pour avoir de l'expérience sur ces véhicule, faut avoir travailler a la STM avant.

Deuxièment, plus tu as d'ancienneté, plus tu ramasses le pognont, et plus tu peux choisir tes tâches. Faut pas blâmer le petit jeune qui veut pas aller faire la merde des petits vieux.

Tout ça c'est le même principe pourquoi les usines fermes, les syndiqués ce construise un chateau-fort doré, après quelque temps, plus personne veut y aller, les coûts augmentent, le service deviens desuet, et tout fini par flancher.

Ça vous rappeles pas la STM?
Permalien 2007-05-17 14:33:57
Commentaire de:  Mario Goyette
Bonjours M.Grenier, je voudrais signaler qu'à la page#9 du nouveau magazine Jobboomblog, vous citez les commentaires de quelques blogeurs, maintenant. Je crois que c'est nouveau, je n'ai pas pu me procurer celui du mois passé. AVIS aux blogeurs, si vous voulez être la célébrité du jours, tâchez donc de cesser de dire des conneries! Et de faire des fautes!
Permalien 2007-05-17 15:35:37
Commentaire de:  Michel Nelson
En fait M Grenier, ce n'est pas tellement a vous que je m'adressait, mais a ceux qui chialent toujours contre ceux qui gagnent plus cher et qui voudraient voir tout le monde crever de faim, au salaire minimum. Vous savez, ceux et ils sont nombreux, qui envient toujours les autres parce qu'ils sont incapables de trouver un bon job avec de bonnes conditions?

Vu la susceptibilité des gens, j'évite de m'adresser a eux, pour ne pas créer de chicanes.

Concernant, M David Gentile, je croyais qu'il critiquait de façon négative les travailleurs. Je m'en excuse.

Pour moi, un travailleur ne gagnera jamais assez cher. Ce sont les gros salariés qui font tourner l’économie, pas ceux que se plaignent d’avoir un petit salaire et qui s’en contente.

Effectivement les gens spécialisés et en plus, si la demande est forte, obtiendront de plus gros salaire. Un exemple, mon garçon a étudié en tôlerie aéronautique, secondaire 5, dep de un an et demi, salaire de $57,000 a l’age de 22 ans. Plus un méchant paquet d’avantages sociaux dont un généreux fond de pension. Au lieu de chialer contre les gros salaires. il s’est grouillé le …!


Un bac en science sociale ne payera pas puisque touts les nuls s’y retrouve, créant un surnombre de demandeurs. Bien beau un bac, encore faut-il savoir choisir son domaine.

Permalien 2007-05-17 15:38:10
Commentaire de:  Annie Corbeil
Monsieur Nelson, je suis d'accord avec vous pour dire que ce ne sont pas tous les bacs qui demandent beaucoup d'aptitudes ou qui ont une grande valeur économique dans la société.

Il faut qu'il y ait de la variété dans la population active. Vous dites que votre fils gagne 57000$/année en tôlerie. Cependant, je connais des comptables et des ingénieurs qui gagnent moins que ça. Un diplôme de comptable ou d'ingénieur, ça ne se compare tout de même pas à un bac en sciences sociales, non?

De plus, même pour d'autres bacs qui demandent des aptitudes, ce n'est pas tout le monde qui sort de l'université avec une "grosse job" ou qui est embauché par une grosse boîte qui offre des salaires décents et des avantages sociaux. Les gens qui pratiquent les professions de la télévision, par exemple, les réalisateurs, les recherchistes, ne travaillent pas tous à Radio-Canada. Bon nombre se retrouvent souvent à travailler 70 heures par semaine pour un producteur qui les paye moins de 30000$ par année ou sur contrat seulement (quand il les paye). Même chose pour les traducteurs, les sous-titreurs, les journalistes à la pige, les chargés de cours, et j'en passe.

Il y a aussi des gens qui ont fait des études de troisième cycle ultraspécialisées parce qu'il y avait une demande dans ce domaine au moment où ils les ont entreprises, mais quand ils ont terminé leurs études, pour une raison ou pour une autre, il n'y avait plus de demande dans ce domaine.

Je connais un homme qui a un doctorat dans un domaine ultraspécialisé et qui est commis dans une banque; je connais une fille qui a une maîtrise en histoire et qui travaille comme réceptionniste; je connais un gars qui a fait des études de troisième cycle en chimie et qui est préposé chez Yves Rocher.

Permalien 2007-05-17 16:24:25
Commentaire de:  Annie Corbeil
Un comptable qui, en sortant de l'université, est embauché par un grand cabinet d'experts-comptables (PWC, Deloitte, E&Y, KPMG) va avoir un salaire de départ qui se situe autour de 40000$/année. S'il commence dans une plus petite boîte, ce sera moins que ça.

Un traducteur spécialisé connaîtra à peu près le même sort. Le traducteur devra d'abord faire un bac en traduction, puis une maîtrise pour se spécialiser dans un domaine, soit financier, pharmaceutique, juridique, etc. S'il est embauché par le gouvernement ou par une grosse boîte, son salaire de départ se situera autour de 40000$/année. S'il n'est pas embauché par une grosse boîte et s'il n'est pas spécialisé, ce sera dans les 30000$ et parfois même dans les 20000$/année.

C'est seulement deux exemples, mais ça montre que les préposés à l'entretien de la STM sont loin d'être à plaindre. Est-ce qu'un préposé à l'entretien, c'est un métier spécialisé pour lequel la demande est forte? Qu'est-ce que ça demande comme aptitudes? Est-ce qu'il faut suivre une longue formation pour arriver à faire ce travail?
Permalien 2007-05-17 17:48:40
Commentaire de:  Joe Blow
Bonjour,

Pour revenir sur les propos de M. Nelson, personnellement je ne crois pas que le problème en tant que tel soit le fait qu’un DEP puisse gagner plus qu’un BAC. Le problème serait plutôt que certain corps de métier gonflent artificiellement leur salaire à coup de pression syndicale pour finalement gagner plus qu’ils ne le méritent. Ils font abstraction des règles de l’offre et de la demande et dans le cas d’une société d’état fournissant un service essentiel, c’est tous les contribuables qui écopent.
En plus, les employés de la STM font pression spécifiquement sur les gens qui payent leurs salaires. Dans ce cas particulier, la STM devrait pouvoir avoir recours aux « scabs ». Ceux qui habitent Montréal seront sûrement de mon avis... Moi si la STM tombe en grève, ça va me couter un bras en taxi puisque je n’ai pas d’auto.

Le débat n’est pas le même quand on parle, par exemple, d’employés de la construction. S’ils commandaient réellement de trop gros salaires, et bien il y aurait tout simplement moins de construction donc ils se tireraient eux-mêmes dans le pied.
Aussi, j’aimerais amener le point que la compétence requise n’est pas le seul facteur qui devrait influencer le salaire. Qui voudrait vraiment être chauffeur de métro pour 10$-12$ de l’heure? Mais il faut faire attention, dans le cas des sociétés d’états, de ne pas tomber dans l’excès.

Cependant, il faut toujours comparer avec les salaires du privé et des non-syndiqués avant de s’offusquer. Quelqu’un ici a donné l’exemple de Radio-Canada un peu plus haut. Et bien dans les faits, les employés de la SRC ne gagnent pas plus que ceux du privé. D’ailleurs, à ma connaissance, TVA et TQS sont eux aussi syndiqués (je peux me tromper).

Mais dans le cas de la STM, avec quoi on compare?

J’espère seulement que si on en vient à la grève, la STM va tenir son bout et mater ses employés une fois pour toute afin de leur montrer qu’il y a des limites. Ça prendra le temps qu’il faut. Je serais trop fâché d’avoir à subir une grève de plusieurs semaines et qu’en bout de ligne, la STM cède encore face aux abus syndicaux.
Permalien 2007-05-17 18:04:51
Commentaire de:  Annie Corbeil
@ Joe Blow

J'ai comparé un réalisateur qui travaille à Radio-Canada à celui qui travaille chez un producteur privé. Bon nombre de producteurs payent des salaires de crève-faim.

Même chose pour le sous-titreur, qui va aller chercher 18$/heure à Radio-Canada, mais peut-être même pas 10$/heure au privé.
Permalien 2007-05-17 18:12:34
Commentaire de:  Jean-Claude St-Yves
Encore des pleutres qui pleurent le ventre plein! Il serait temps que l'armée vienne faire de la mécanique dans les garages municipaux d'autobus. L'ouvrage serait bien faite et seulement ces conards de syndiqués s'en plaindraient!
Permalien 2007-05-17 19:03:32
Commentaire de:  Joe Blow
Annie Corbeil,

Je n'ai aucune difficulté à croire que certaines boîtes privées payent moins que les grands réseaux.

Cependant j'ai moi-même été, pendant une courte période, membre du STARF qui représente les artisans et techniciens de RC (pas les réalisateurs, journalistes, animateurs et autres) et les salaires y sont comparables à ceux des grands réseaux privés. Ils ont encore la fameuse formule "80" cependant.
Mais bon, quelle entreprise sérieuse n'as pas de plan de retraite?

J'aimerais juste mentionner à titre d’exemple que l’autre jour sur Jobboom, j'ai vu une offre d'emploi en informatique pour RC et l'échelle salariale était de 35K a 40K par année. Je travail justement en informatique pour une entreprise privée et non-syndiquée et je gagne bien plus que cela.

Ceci étant dit, mon point initial était en fait que la STM ne devrait pas être comparé à d'autres entreprises, comme par exemple la SRC, car la STM dispense un service essentiel à la population de l'Île. Les employés de la STM exercent des pressions sur les contribuables bien plus fortes que celles que peuvent exercer les employés de la SRC. Pour plusieurs, moi inclus, une grève de la STM peut représenter des pertes financières car il m’en coûtera plus chers pour me déplacer. Même ceux qui ont des voitures devront se trouver, souvent à gros prix, une place de stationnement pour aller travailler. Et dire qu’on augmente le prix de mon titre de transport d’année en année...
Au fond ils n’ont pas vraiment le choix car je ne serais pas surpris que la STM économise de l’argent lors des grèves alors bien entendu, les employés s’attaquent aux pauvres contribuables en espérant qu'eux, en retour, s’en prendront à la STM...

À quand la sous-traitance à la STM?
Ou bien encore pourquoi ne pas séparer complètement les services d’autobus et de métro de sorte qu’ils ne négocient pas leur convention en même temps?
Permalien 2007-05-17 19:59:48
Commentaire de:  Marie-Chantal R.
À ceux qui auraient tendance à oublier = nous sommes en 2007 et non pas en 1957: un salaire horaire entre $20.- et $25.-, c'est bien moyen.

Ceci étant dit, ça ne veut pas dire que j'appuie leur grève; en fait, je crois que tous les employés de tous les services publics possibles ne devraient pas être syndiqués; ne sont-ils pas nos employés après tout...

Par contre, de là à vouloir payer les gens comme dans un pays du tiers-monde, non merci!

Je crois que quelque chose leur pend au bout du nez, justement à cause de l'époque dans laquelle nous vivons = un jour, ils pourraient bien se retrouver à travailler dans le secteur privé (si jamais notre système économique, n'en pouvant plus, faisait en sorte d'envoyer ces services au secteur privé). Ils seraient tellement perdants, ils ne s'en remettraient jamais.

Ou je vois beaucoup d'abus de leur part (la même chose s'applique pour tous les employés des secteurs publics = le manque flagrant de productivité et l'abus de toutes les généreuses conditions de travail et bénéfices marginaux; c'en est révoltant!

Toujours est-il qu'ils vont encore (toujours eux!) foutre la ville et les banlieues dans un bordel insensé et devinez qui va écoper = les pauvres chauffeurs d'autobus, qui reçoivent la m...e des passagers qui ne comprennent jamais rien et se défoulent sur eux.

On ne s'en sort pas!

Permalien 2007-05-17 22:55:29
Commentaire de:  Annie Corbeil
@ Joe Blow

Je n'ai pas comparé directement la SRC et la STM. Ce que j'essayais de dire, c'est que bien des gens qui ont un diplôme universitaire ne gagnent pas bien leur vie. Ceux qui ont la chance de travailler dans une grosse boîte peuvent avoir un emploi stable et des avantages sociaux, mais il y a un grand nombre de diplômés qui travaillent dans leur domaine et qui crèvent de faim. J'ai donné l'exemple de Radio-Canada pour faire un parallèle entre les réalisateurs, recherchistes, sous-titreurs qui ont un emploi stable et un salaire décent et ceux qui travaillent à contrat ou qui ont un salaire de crève-faim chez les producteurs indépendants.

Je suis d'accord avec vous pour dire que certains salaires sont gonflés artificiellement à coups de pressions syndicales. Quand j'ai entendu que les employés d'Olymel gagnaient jusqu'à 28$/heure tandis que le même travail était payé 16$/heure ailleurs au Canada, j'ai été vraiment étonnée qu'ils n'acceptent pas une baisse de quelques dollars l'heure pour sauver l'usine. Comme j'ai dit plus haut, je connais des ingénieurs, des comptables, des traducteurs spécialisés et des réalisateurs qui gagnent moins que ça. Si ce genre de travail vaut vraiment 28$/heure, j'aimerais qu'on m'explique pourquoi.

Monsieur Grenier dit que la STM éprouve de la difficulté à recruter de nouveaux mécaniciens. Sur quels critères ils se basent pour recruter? Moi, je connais des immigrants dont un est mécanicien et l'autre électricien. Quand ils sont arrivés ici, d'abord, ils ont dû refaire toutes leurs études parce que leur diplôme n'était pas reconnu. Ensuite, ils sont plus compétents que les jeunes diplômés du Québec parce qu'ils ont déjà de l'expérience, qu'ils ont plus d'études et qu'ils ont des connaissances européennes et américaines. Mais ils ont envoyé des centaines de cv et ils ont bien de la difficulté à se trouver du travail. Ils seraient prêts à accepter bien moins que le salaire proposé par la STM parce qu'en attendant de trouver dans leur domaine, ils livrent de la pizza.

Donc, quand on me dit que la STM a de la difficulté à recruter, j'ai des doutes. Surtout que le mécanicien en question est spécialisé dans ce genre de mécanique.
Permalien 2007-05-17 23:11:30
Commentaire de:  Jeff B.
Je crois qu'il ne faut pas oublier qu'on parle du marché de l'emploi, donc d'offre et de demande. Comme M. Gentile l'a mentionné dans son reportage, point également soulevé par messieurs Grenier et Nelson, la rareté de certains métiers fait que les salaires offerts sont plus élevés.

C'est pour cette raison qu'il devient très difficile de comparer des salaires de diplomés avec ceux des employés d'entretien de la STM par exemple. Un diplomé dans un secteur où il n'y a pas de demande sera presque assuré d'avoir un faible salaire. Ce marché de l'emploi fait également en sorte que le nombre d'années d'étude peut perdre de sa pertinence.

Ce qui me dérange dans ce type de conflit, c'est qu'on veut toujours plus que celui qui a le plus. Donc si les gens de Longueuil ont plus, on veut plus. On fait la grève, puis ce sera le tour ce ceux de Longueuil, de Laval, et ... On ne tient pas vraiment compte de la capacité de payer. Dans ce cas-ci, la STM n'est-elle pas perpétuellement à bout de souffle au point de devoir courrir après tous les niveaux de gouvernements pour obtenir du financement? C'est le problème de ce type d'approche sydicale (il y en a d'autres) qui mène parfois à la fermeture d'entreprise.
Permalien 2007-05-18 01:30:34
Commentaire de:  Annie Corbeil
Alors, si la STM a de la difficulté à recruter parce que ce sont des métiers rares, expliquez-moi pourquoi mes amis immigrants ont de la difficulté à se trouver du travail. Est-ce que c'est parce qu'ils s'appellent Sustam ou lieu de Bélanger?
Permalien 2007-05-18 08:49:07
Commentaire de:  Éric Grenier
Message du Maître du blogue:
@Michel Nelson: Vous êtes tout pardonné! Et je vais vous faire une confidence, mais ne le répétez èa personne: je suis pas loin du tout de pensez comme vous... Tout en gardant en tête, lorsqu'il est question de services publics, de la capacité de payer des usagers et des contribuables. Merci pour votre contribution!
Éric Grenier
Permalien 2007-05-18 10:31:28
Commentaire de:  
Moi je me dis qu'il faudrait prendre d'assault les parking des employées de la STM parce que pour la grande majorité, avec leur salaires ils sont capable eux de se payer des autos et d'habiter la banlieu... Étant privé de leur moyen de transport à leur tour, peut-être qu'ils comprendront notre mécontentement... !!!
Qu'en pensez vous ?
Permalien 2007-05-22 08:34:58
Commentaire de:  Raoul Gebert
Réflexions sur la grève à l’STM

Premièrement, cette grève n’est pas une crise existentielle. Pas de sous-traitance au menu, pas de compressions budgétaires majeures entraînant des mises à pied. Le seul objet qui divise les deux côtés est A) la durée de la convention collective (trois versus cinq ans) et B) si les employés peuvent avoir 2% de salaire de plus CETTE ANNÉE (les 2% étant déjà accordés pour les années suivantes).

A) Il ne devrait pas être trop à demander aux Messieurs négociateurs de trouver un compromis entre trois et cinq. 

B) Pour 2 200 employés qui gagnent en moyenne 50 000 $ par année, une augmentation de 2% représente 2 200 000 $. Voici quelques réflexions sur ce montant.

- Durant ce conflit, les 2 200 employés seront payé 75% de leur salaire pour maintenir les services essentiels (un total de huit heures du lundi à vendredi). La STM conserve alors 75 000 $ par jour de grève en salaire régulier de ces employés. (2 200 * 50 000 $ / 365 * 25%)

- Durant ce conflit, la totalité des employés de la STM (à l’exception de l’attaché de presse de Monsieur Trudel) sont beaucoup moins probable de faire des heures supplémentaires, une ligne budgétaire représentant 3,2% du budget global de la STM. Économies quotidiennes d’environ 77 000 $ par jour. (28 105 000 $ / 365)

- Des autobus et métros qui ne roulent pas ne consomment pas d’essence, ni d’électricité. La ligne budgétaire « énergie, taxes et permis » représente 6,7% du budget global de la STM. Compte tenant que les services essentiels livrées pendant la grève ne comptent qu’entre 35 et 50 % des transports effectués à chaque jour. Économies réalisées : minimum de 93 000 $ par jour. (6 789 000 $ / 365 * 50%)

Ces 245 000 $ par jour économisés dans seulement trois lignes budgétaires font en sorte qu’après seulement neuf (2 200 000 / 245 000) jours de grève, les deux côtés pourront déclarer victoire. Tous sont gagnants!

- La STM n’aura aucun déficit additionnel à subir cette année et elle sortira de cette affaire en tant que « généreux » employeur public que nous aimons tous. Peut être une intervention politique du maire pour se faire du capital politique?

- Les travailleurs en question auront leur augmentation de salaire et seront vraisemblablement compensés par leur caisse de grève pour le manque à gagner durant les neuf jours de grève.

- Les usagers du transport en commun qui font le 9 à 5 chialeront le plus, mais auront réellement très peu perdu du valeur de leur passes mensuels.

Qui alors est perdant?

- Les aînées pauvres confinés à la maison parce qu’ils ne peuvent pas se payer un taxi.

- Les étudiants et écoliers qui ont des horaires scolaires irréguliers.

- Les travailleurs précaires qui n’ont pas de job « 9 à 5 » – la serveuse au Tim Hortons qui termine sont shift à 11h et n’aura pas de métro avant 15h30. La vendeuse au Wal Mart, qui termine à 21h et sera à la maison vers minuit. L’étudiant qui travaille à temps partiel dans un centre d’appels entre 15h et 20h, qui n’aura pas de transport, ni pour y aller, ni pour rentrer à la maison.

- L’environnement, car les travailleurs en banlieue, mécontents du « mauvais » transport en commun à Montréal, emprunteront davantage leurs voitures pour aller au travail.

- Le syndicalisme, car le syndicat a déjà perdu la bataille médiatique. Après tout, ils ont seulement voulu avoir une augmentation de 2%, ainsi compensant pour l’inflation à chaque année, mais personne ne l’a compris ou veut le comprendre.

- Bravo, le virage vert du maire Tremblay! C’était trop bon pour y croire pendant plus qu’une semaine.
Permalien 2007-05-22 19:23:30
Commentaire de:  Lise Moga
Avec le salaire additionné des avantages sociaux que gagne le balayeur de métro, je suis surprise qu'il ait l'audace de faire la grève. Je crois que la loi sur l'équité salariale devrait s'appliquer à l'inverse... tu gagnes plus que la majorité des gens de même catégorie d'emploi, on coupe. Une règle qui devrait prévaloir est que le transport en commun devrait s'autofinancer. Mme Carbonneau pense davantage au montant supplémentaire qui va rentrer dans les coffres du syndicat qu'aux payeurs de taxes qui vont devoir financer ce prétendu service. Ce n'est absolument pas à elle de décider de ma contribution future. Qu'on privatise au plus vite!
Permalien 2007-05-24 08:44:02
Commentaire de:  Marie-Chantal R.
Avez-vous remarqué le -si brave- commentaire *ANONYME* bien évidemment, suggérant d'aller s'en prendre aux véhicules des employés de la STM?!

Je ne savais pas que de tels propos pouvaient être tolérés sur un blogue!!!!!!!

Permalien 2007-05-26 20:44:55
Commentaire de:  Janny Le Blanc
Au fait, comment négocions-nous nos conditions de travail en 2007 ?

On a le droit de grève mais pour la pratiquer, cela dépend de l'endroit où nous travaillons ??

On se compare avec qui et quoi pour notre salaire ? Ça dépend de l'humeur des négociateurs ou des québécois ??

Le secteur privé (comme les grandes industries pharmaceutiques)est très bien rémunéré et ne se fait pas entendre souvent, de peur de se faire dire qu'il offre des salaires et des avantages supérieurs aux secteurs municipal, public et parapublic.

Un directeur de compagnie qui gagne des millions en salaire mais que dans cette industrie les travailleurs gagnent 10,00 $ l'heure; que pensent les québécois de cela ?

À part le fait d'être médecin et infirmière, à écouter les québécois, en définitive, j'ai l'impression que tout le monde ne gagne pas le bon salaire.

Parce que ce sont des employés (STM)que je décris comme une minorité visible, tout comme les employés de l'état, qui sommes-nous pour chialer contre des employés qui désirent améliorer leurs conditions de travail; vous ne négociez jamais vos conditions de travail ????? certainement pas, pour la majorité d'entre vous, sur la place publique.

Et ne me parlez pas du fait que leur salaire est payé via les taxes. Vous enrichissez l'entreprise privée et vous n'en parlez pas. Vous ne trouvez pas que vos médicaments sont dispendieux ? Avec votre argent, vous faites vivre très richement les compagnies pharmaceutiques et je pourrais vous donner bien d'autres exemples du secteur privé: les pétrolières peut-être ???

Permalien 2007-05-28 00:30:57

Éric Grenier est chroniqueur et rédacteur en chef du Magazine Jobboom.
eric.grenier@jobboom.com
514-871-0222, poste 2287.
Cliquez ici pour voir sa bio!

MAGAZINE JOBBOOM

Pour consulter les contenus du Magazine courant
Cliquez ici »

JOBBOOM CONSEILS

Pour consulter le grand site de contenus Jobboom
Cliquez ici »
Dénoncer les petits irritants

SECTIONS


Juillet 2008
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
<<  <   >  >>
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      

FILS RSS/ATOM

RECHERCHER